Est-il suicidaire de faire de la restauration?

Seulement les charges ont beaucoup augmenté ainsi que les impôts. Donc, si les gens continuent à vouloir fréquenter des brasseries à toute heure du jour et tard le soir, il faudra à un moment accepter de payer plus cher. Or cette idée ne passe pas alors que, dans le même temps, on accepte l’augmentation des prix de l’immobilier. Une maison qui valait un million il y a dix ans en vaut maintenant cinq : c’est normal. Mais le steak, lui, devrait rester au même prix !

Vous, vous n’êtes pas ouvert tout le temps ?

Non. Nous fermons le samedi midi, le dimanche soir et les lundis et mardis, et ouvrons midis et soirs les autres jours. Le restaurant compte 28 places. Nous travaillons sur notre lieu de vie. Si des clients veulent rester très tard, c’est donc nous qui restons. Nous renvoyons le personnel. Notre équipe compte 7 personnes y compris mon épouse et moi. Du coup, ça va. Mais ce métier est avant tout une passion que l’on acquiert auprès de gens passionnés. Nous avons voulu être indépendants. Ce qui signifie que le jour où nous n’aurons plus l’envie, nous arrêterons. En attendant, nous voulons être libres, on veut que nos enfants grandissent avec nous et évoluer ensemble, en famille.

Comment décririez-vous votre cuisine ?

Nous ne sommes pas dans la cuisine de bistro, ce sont quand même de grands menus. “Gastronomique” est un vilain mot et “haut de gamme” un peu prétentieux

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