Servir la terre après sa mort

La Terre compte à l’heure actuelle un peu plus de 7,4 milliards d’êtres humains. Impressionnant, d’autant qu’elle n’en comptait que trois milliards dans les années 60. La tendance n’est d’ailleurs pas près de s’inverser puisque le taux de croissance se situerait autour de 1,14 % par an, soit une augmentation de 80 millions d’habitants par an.

Si les chiffres ne changent pas, alors l’humanité devrait dépasser la barre des neuf milliards en 2040 et celle des dix milliards en 2062. Ce qui soulève bien évidemment un certain nombre de questions.

Urban Death Project

Urban Death Project veut utiliser nos cadavres pour faire du compost.

Comme de savoir si notre planète sera réellement capable de supporter une telle population.

Urban Death Project : une alternative aux cimetières et à l’incinération

Will Steffen, un professeur de la Australian National University, pense pour sa part que ce ne sera pas possible, du moins pas si nous continuons à consommer comme nous le faisons. A moins de changer nos habitudes, il faudra donc réduire notre taux de natalité et faire en sorte de stabiliser la population mondiale à huit ou neuf milliards d’habitants au maximum.

Mais ce n’est pas le seul problème. Non, car nos dépouilles aussi prennent de la place et les cimetières n’ont pas une capacité d’accueil infinie. Loin de là, même.

Alors bien sûr, tout le monde n’est pas obligé d’être enterré. Il existe en effet d’autres solutions comme l’incinération.

Katrina Spade, une architecte originaire de Seattle, pense pour sa part que nous pouvons aller encore plus loin et faire en sorte que nos cadavres fumants soient utiles. Comment ? En les recyclant pour en faire du compost afin que nous puissions réellement nourrir les pissenlits par la racine. Un projet ambitieux, sobrement baptisé Urban Death Project.

Ingénieux, n’est-ce pas ? Certes, mais Katrina ne s’est pas arrêtée là et elle travaille ainsi depuis plusieurs mois sur « centres de recyclage » capables de traiter nos dépouilles.

Un premier centre en 2023 ?

Ces centres se présenteraient sous la forme de tours mesurant une quinzaine de mètres de haut. Après notre mort, notre cadavre serait transporté en haut du bâtiment et enveloppé d’un linge fin avant d’être placé dans une fosse et recouvert de copeaux de bois.

Durant les semaines suivantes, notre dépouille se décomposerait lentement et elle viendrait nourrir la terre présente dans la fosse, la transformant en compost utilisable dans les jardins de la ville. Nos proches pourraient même repartir avec une poignée de terre pour leur propre potager et la boucle serait ainsi bouclée.

Plutôt original, non ? Certes et il faut croire que les gens ne sont pas totalement contre cette idée puisque Katrina a levé plus de 90 000 $ après avoir lancé une campagne sur KickStarter. Des fonds levés auprès de 1 200 personnes différentes.

En outre, elle a la ferme d’intention d’ouvrir un premier centre en 2023, si toutefois elle parvient à obtenir l’accord des autorités. Si vous voulez en apprendre plus sur le projet, vous pouvez vous rendre sur son site officiel, à cette adresse.

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source:fredzone

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