La Ville de Namur accepte d’assouplir son règlement anti-mendicité

Li. B. et BelgaPublié le lundi 10 juillet 2017 à 09h50- Mis à jour le lundi 10 juillet 2017 à 12h19

Un car de jeunes Belges touché par une balle perdue en FranceDéparts en vacances : un week-end très chargé à craindre dans le sens des départs ces 14, 15 et 16 juillet »Les femmes enceintes devraient éviter les festivals » selon une étudeBelgiqueAnne Barzin, bourgmestre ff, assume l’évacuation musclée, samedi de la place d’Armes.

La police de Namur a procédé samedi après-midi à l’interpellation d’un mendiant qui, avec d’autres, protestaient sur la place d’Armes, dans le centre-ville, contre l’arrêté communal qui interdit, depuis le 1er juillet et pour trois mois, la mendicité dans la ville.

Les mancheurs avaient monté une dizaine de tentes et entamé un sit-in sur la place recouverte d’une terrasse en bois. Leur porte-parole a été embarqué en milieu d’après-midi après que les protestataires eurent refusé de lever le camp. Sans ménagement. Sur des vidéos tournées par des citoyens choqués et consternés, on voit l’homme immobilisé et maintenu à terre par plusieurs policiers.

L’intéressé a été remis en liberté samedi en cours de soirée. Il annonce son intention de porter plainte, estimant que son interpellation était abusive.

Occupation illégale

Pourquoi cette intervention musclée ? Qui l’a ordonnée ? « C’est moi, en concertation avec la police », assume Anne Barzin (MR), bourgmestre faisant fonction de Namur. « Pendant toute la journée de samedi, les policiers sont restés en contact avec les mendiants qui avaient monté leur tente pendant la nuit. On savait qu’ils voulaient faire une manifestation à 15 heures mais on leur avait dit qu’ils devaient ensuite quitter les lieux. Il y a eu plusieurs demandes courtoises, mais cela n’a pas été fait. »

Il s’agissait d’une occupation illégale du domaine public, indique-t-elle : « On ne pouvait pas laisser perdurer cette occupation irrégulière. La volonté est de ne pas laisser s’installer des campements sauvages. »

Le porte-parole des SDF, qui refusait de se laisser emmener, voulait attirer les médias, estime la bourgmestre ff; avec les autres mancheurs, il n’y a pas eu d’incident.

Sur le fond, les sans domicile fixe protestent contre l’arrêté anti-mendicité, qui leur interdit de faire la manche pour survivre alors même que l’abri de nuit, où ils auraient pu se loger, se doucher et se nourrir sera fermé pour 4 semaines au cours de l’été – contre 3 semaines l’an dernier.

Une rencontre est prévue ce lundi entre les mendiants et le bourgmestre de Namur, Maxime Prévot (CDH), Anne Barzin et l’échevine de la cohésion sociale Stéphanie Scailquin (CDH).

Dimanche matin, quelques sans-abri étaient revenus sur la place d’Armes. Pour répéter leur opposition à l’arrêté communal et faire comprendre que ce ne sont pas les mendiants qu’il faut chasser, mais la pauvreté.

Ce lundi, la Ville de Namur accepte d’assouplir son règlement anti-mendicité

Lundi matin durant des échanges parfois houleux, toujours en cours, les débats sur l’interdiction de mendier à Namur ont avancé. Les protestataires ont pointé le fait que le règlement en cause interdit la mendicité dans les axes principaux de la ville du 1er juillet au 30 septembre, alors que l’abri de nuit est fermé du 22 juillet au 22 août. L’interdiction de mendier associée à cette fermeture met certains utilisateurs dans une situation encore plus précaire, regrettent-ils. Maxime Prévot, bourgmestre empêché de la Ville de Namur, a accepté de revoir le règlement pour que toutes les personnes qui le souhaitent puissent mendier pendant la période de fermeture de l’abri de nuit.

Autre problème abordé: le fait que les douches ou lavoirs mis en place par les travailleurs sociaux sont parfois payants. Là encore, l’interdiction de la mendicité ne permettrait plus au public précarisé de se payer ces services.

Maxime Prévot a assuré que la ville s’engageait à couvrir les frais de ces services durant la durée de l’interdiction de mendier.

Pour Ludwig Simon, porte-parole des mendiants, « c’est une avancée mais ce que je souhaite c’est l’abrogation pure et simple de l’interdiction ». A défaut, il continuera à manifester, avertit-il.

Lundi vers 11h30, la réunion était toujours en cours.

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