Un Australien essaye de prouver la réalité du Déluge biblique avec des pierres du Grand Canyon

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Un Australien, persuadé que l’Ancien Testament est un récit historique à prendre au pied de la lettre, a reçu l’autorisation d’extraire des pierres du Grand Canyon, aux Etats-Unis. Il est convaincu de pouvoir prouver que le Déluge de la Genèse a bien eu lieu. 

Dans la Genèse, il est dit qu’au temps de Noé, des pluies s’abattirent sur la terre « pendant quarante jours et quarante nuits » par la volonté divine. Après quoi, Noé, réfugié sur son arche avec les siens et d’innombrables animaux, vogua sur les eaux jusqu’à ce qu’une colombe lui apprenne, un rameau d’olivier dans le bec, que la marée se retirait peu à peu pour laisser à nouveau place au plancher des vaches. Et cette histoire, Andrew Snelling, un géologue australien tenant du courant créationniste, la croit authentique du point de vue de la vérité historique. Au point qu’il s’est battu dernièrement pour obtenir le droit d’extraire cinquante ou soixante pierres, « larges comme le poing » comme le décrit le Guardian qui a signalé l’initiative de cet original, du Grand Canyon, ces gorges spectaculaires qu’on trouve en Arizona, aux Etats-Unis, afin de s’en servir pour essayer de prouver la réalité du Déluge. 

Il vient d’obtenir le droit de procéder à cette cueillette de pierres. Cet homme, qui a décroché un doctorat à l’Université de Sydney en 1982 et est à présent directeur de recherches du groupe chrétien « Answers in Genesis », un mouvement créationniste qui interprète la Bible littéralement, a dû batailler pour avoir gain de causes. En mai dernier, il avait lancé des poursuites judiciaires contre le Département américain de l’Intérieur pour discrimination religieuse après que ce dernier avait rejeté sa requête d’extraction de roches en lui expliquant que sa sollicitation n’avait pas d’intérêt scientifique. Andrew Snelling avait également envisagé de poursuivre les administrateurs du parc national du Grand Canyon avant d’y renoncer. 

« Ce sont des rochers banals »

Ses avocats se sont appuyés sur un décret récent de Donald Trump étendant la liberté religieuse  pour contraindre l’administration américaine à délivrer les autorisations nécessaires à leur client. Gilles Brocard, chercheur en géologie à l’université de Sydney, cité par le Guardian, a noté que les scientifiques étaient capables d’identifier les traces laissées sur les roches par les inondations et que les pierres du Grand Canyon ne possédaient pas ces caractéristiques: « Ce sont des rochers banals, communs. Ils ne portent les traces d’aucune catastrophe. (…) D’après ce que j’en sais, Snelling essaye de montrer que les rochers du Grand Canyon ne se sont pas formés petit à petit à travers plusieurs périodes géologiques, mais très rapidement. J’imagine qu’il veut montrer que ces pierres se sont formées dans les 10.000 dernières années, grâce à une sorte de déluge ». 

Le scientifique démontre cependant que l’assertion d’Andrew Snelling ne résistera pas à l’épreuve des faits. Sur les lieux, on trouve en effet des pierres vieilles de deux milliards d’années. 

Robin Verner 0 Inscrivez-vous à la Newsletter BFMTV Midi

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