Solère: « largement assez » de députés pour créer un groupe parlementaire de la droite « constructive »

  Thierry Solère. – JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP La scission des Républicains à l’Assemblée nationale semble désormais inévitable.

Le député des Hauts-de-Seine Thierry Solère a affirmé mardi que les députés de droite prêts à voter la confiance au gouvernement étaient « largement assez nombreux » pour former un groupe parlementaire autonome à l’Assemblée nationale, indiquant « travailler à cela en ce moment ».

« Avec de nombreux collègues, on va essayer de construire plutôt que de détruire », a affirmé Thierry Solère ce mardi sur France Inter.

En ce qui concerne le nombre précis de députés qui constitueraient le groupe ainsi que le nom de celui-ci, Thierry Solère a répondu: « nous verrons cela demain ». De « très nombreux » élus se sont rencontrés hier, il y a « d’autres rencontres aujourd’hui », pour un rassemblement du groupe mercredi et une officialisation prévue « techniquement » la semaine prochaine.

Les constructifs « affaiblissent leur propre famille politique »

Sur LCI, le secrétaire général du parti Les Républicains Bernard Accoyer a « regretté » la démarche des « constructifs »:

« Il faut que la diversité, le débat existent. Mais si certains veulent diviser, essayer de créer des groupes politiques (…) ils porteront la responsabilité d’affaiblir leur propre famille politique, celle qui leur a tout donné », a-t-il dit, jugeant cette démarche « pas loyale à l’égard de sa famille politique, dangereuse parce qu’elle affaiblit le débat démocratique et la nécessaire opposition qui doit exister à l’Assemblée ».

« Voter la confiance, ça veut dire qu’on soutient (le gouvernement,) ça veut dire qu’on connaît toutes les mesures qu’il prendra, qu’on connaît le discours de politique générale », a dénoncé Bernard Accoyer. « Nous ne voterons pas la confiance car nous serons un parti d’opposition responsable. »

Responsabilité de la défaite

« Je suis de droite, je me suis fait élire sur une étiquette de droite, mais j’ai dit à mes électeurs ce que j’allais faire pendant toute la campagne », a répliqué Thierry Solère, réitérant son intention de voter la confiance au gouvernement. « Sinon, ça s’appelle une posture politicienne. Si on vote contre, c’est qu’on cherche à faire tomber le gouvernement, or ce gouvernement est légitime et il vaut mieux une présomption de confiance qu’autre chose », a-t-il ajouté.

Réagissant aux critiques de l’aile droite de son parti qui attribuent l’échec des élections législatives aux députés prêts à saisir la « main tendue » de l’exécutif, Thierry Solère a contre-attaqué: « s’il y en a qui portent une responsabilité dans la défaite de la droite, c’est ceux qui étaient à la tribune du Trocadéro et qui sont venus dire à François Fillon ‘Continue, continue!' ».

« L’UMP en 2002, c’est 365 députés de droite à l’Assemblée. En 2007, c’est 300 députés. En 2012, 200 et en 2017, 111 » a-t-il énuméré, ajoutant que tout en n’étant pas dans une « logique de divorce »,’il ne « voulait pas passer (son) temps et (son) énergie à redresser les partis politiques et préparer l’élection de 2022 ».

L.N. avec AFP 0 Inscrivez-vous à la Newsletter Politique

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