Pink Floyd, E.T., Gérard Depardieu… Le cinéaste Barbet Schroeder se confie

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ENTRETIEN – Le cinéaste, à l’honneur au Centre Pompidou, raconte à BFMTV.com ses rencontres avec Pink Floyd et Gérard Depardieu et comment un de ses films a inspiré E.T. de Steven Spielberg.

En ce mois de mai, Barbet Schroeder est sur tous les fronts: au Centre Pompidou, qui lui consacre une rétrospective, et à Cannes, où il présentera le 20 mai Le Vénérable W., un documentaire consacré au moine bouddhiste extrémiste U Wirathu. Ce double événement s’accompagne, grâce au distributeur Carlotta, de la ressortie en version restaurée de ses entretiens filmés avec l’écrivain Charles Bukowski, ainsi que de cinq de ses films: Général Ali Amin Dada, autoportrait (1974), Maîtresse (1976), Koko, le gorille qui parle (1978), Tricheurs (1984) et La Vierge des tueurs (1999).

Depuis les années 1960, Barbet Schroeder a réalisé une vingtaine de films, dont un tiers à Hollywood. Là-bas, il a travaillé avec des stars comme Meryl Streep ou Ryan Gosling et a mis en scène plusieurs films restés cultes: Barfly (1987), Le Mystère von Bülow (1990), JF partagerait appartement (1992)… Cet admirateur de James Cameron et d’Avatar a aussi été acteur dans les films de ses amis. Les amateurs de Wes Anderson se souviendront peut-être de l’avoir aperçu dans A bord du Darjeeling Limited (2007). Place à Barbet Schroeder qui commente six œuvres marquantes de sa carrière

Travailler avec Pink Floyd sur More (1969)

« J’ai tourné More dans le secret le plus absolu à Ibiza. Le sujet, la drogue, était très tabou à l’époque. D’ailleurs, le film ne pouvait pas être français. S’il avait été tourné en France, il aurait été interdit non seulement à l’exploitation – ce qui est arrivé -, mais aussi à l’exportation. Personne ne l’aurait vu. C’est pour cette raison que c’est un film luxembourgeois. Quand j’ai dû choisir un groupe pour la musique du film, j’ai rêvé que ce soit Pink Floyd, mon groupe favori. À l’époque, ils n’étaient pas des superstars. On pouvait les approcher. Je leur ai donc demandé si je pouvais leur envoyer le premier montage de More qui était muet, parce que le film avait été tourné sans le son direct. Ils l’ont vu à Londres et ils ont accepté.

La musique de Pink Floyd n’était pas du tout considérée comme de la musique de film, mais comme la musique que les personnages du film étaient en train d’écouter. Cela a été fantastique de les voir travailler. Tout a été composé, interprété et mis dans la boîte en moins de quinze jours. Ils étaient furieux après. Le succès de More a été énorme et tout d’un coup, cette musique faite à toute vitesse avait plus de succès que les morceaux qu’ils avaient vraiment soignés. C’était amusant. Je leur ai demandé ensuite de faire la musique de mon second film, La Vallée. »

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