Cyberattaque: le ministère russe de l’Intérieur également touché

Publié le vendredi 12 mai 2017 à 23h54 à LONDON (Belgique)

L’ampleur de la vague de cyberattaques de portée mondiale qui a eu lieu vendredi, paralysant les ordinateurs de sociétés et de services publics à travers de nombreux pays, continue de se confirmer dans la soirée. Selon la société de cybersécurité Avast, plus de 75.000 attaques ont été enregistrées durant la journée de vendredi, dans 99 pays. La Russie, l’Ukraine et Taiwan étant les plus touchés.Les autorités espagnoles avaient été parmi les premières à communiquer en Europe, indiquant que le géant des télécoms Telefonica et de nombreuses autres entreprises avaient été visées par une cyberattaque dans la journée. Theresa May, la Première ministre du Royaume-Uni, avait elle aussi déjà communiqué sur les problèmes informatiques constatés dans différents hôpitaux publics britanniques. Mais les confirmations de cibles visées par cette attaque de « ransomware » continuent d’affluer vendredi soir. Le Ministère russe de l’Intérieur fait ainsi partie des cibles atteintes, a-t-il lui-même confirmé. « Environ un millier d’ordinateurs ont été bloqués, ce qui représente moins d’1% des ordinateurs du ministère », a rassuré la porte-parole Irina Volk, selon l’agence Tass. Elle a précisé que les serveurs n’avaient pas été infectés. Le géant US de la livraison FedEx a reconnu avoir lui aussi été touché. Les autorités américaines, indiquant avoir pris connaissance de cyberattaques simultanées « dans plusieurs pays dans le monde », ont quant à elles appelé à ne pas payer la rançon exigée par le logiciel malveillant. « Particuliers et organisations sont encouragés à ne pas payer la rançon car cela ne garantit pas que l’accès aux données sera restauré », a écrit le ministère de la Sécurité intérieure dans un communiqué. Cette vague d’attaques informatiques de « portée mondiale » suscite l’inquiétude des experts en sécurité qui pointent l’exploitation d’une faiblesse dans les systèmes Windows, divulguée dans des documents piratés de l’agence de renseignement américaine NSA. Microsoft a publié un patch de sécurité il y a quelques mois pour réparer cette faille, mais de nombreux systèmes n’ont pas encore été mis à jour. Selon la société Kaspersky, le logiciel malveillant a été publié en avril par le groupe de pirates « Shadow Brokers », qui affirment avoir découvert la faille informatique par la NSA. (Belga)

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