Accord législatif: sortie de la crise entre Bayrou et Macron

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La crise entre le MoDem et La République en marche sur les investitures aux législatives semble avoir trouvé une issue, mais fragilise l’alliance entre les deux formations.

« Mes troupes ont fait n’importe quoi » aurait, selon Le Point, déploré Emmanuel Macron au téléphone jeudi soir avec François Bayrou. Après 72 heures de psychodrame entre En Marche! et le MoDem, l’accord législatif entre centristes et partisans du président élu semble sauvé: le maire de Pau a estimé ce vendredi soir qu’un projet d’accord « solide et équilibré » d’investitures a été trouvé entre les deux formations.

« On a fait des pas en avant sur des questions extrêmement importantes pour l’avenir de la majorité », a déclaré à l’issue d’un bureau exécutif du MoDem celui dont le ralliement avait fait bondir Emmanuel Macron dans les sondages.

Une centaine d’investitures pour le MoDemAllié de l’ancien protégé de François Hollande, François Bayrou avait d’abord refusé de donner son « assentiment » à la liste de 428 noms dévoilée jeudi par La République en marche, estimant que son mouvement avait été lésé en n’obtenant qu’une quarantaine d’investitures, alors qu’il en réclamait une centaine pour les législatives des 11 et 18 juin. Vendredi dans Le Monde, le président du MoDem a déploré « l’amateurisme et les actes mal intentionnés de ceux qui ont mené cette opération ».
    
Selon lui, il ne s’agissait pas de répondre « à des problèmes arithmétiques » mais « à deux questions essentielles: est-ce qu’il s’agit d’un parti unique ou d’une majorité plurielle? Quel est le point d’équilibre de la majorité? » « Nous souhaitons que ce point d’équilibre soit au centre, central et pas déséquilibré d’un côté ou de l’autre », a-t-il dit, laissant entendre que la première version de liste penchait trop à gauche.

Chez En Marche, ce bras de fer est analysé comme une démonstration de force interne:

« En faisant ça, il s’adresse à ses troupes, c’est une pure opération pour rassurer ces vieux cadres que nous n’avons pas investis parce qu’ils ne correspondent pas aux critères de compétence, de parité et de renouvellement », explique un élu au Point.

Première dispute

Cet incident signe la fin de la lune de miel qui unissait jusqu’alors les vainqueurs de la présidentielle. Avec une pointe d’amertume dans le camp d’Emmanuel Macron: « Comment voulez-vous qu’on lâche 90 circonscriptions à un mec qui pèse 6% ? Il boit ou quoi? », s’étranglait ainsi un cadre d’En Marche!. 

« Cela fait quinze jours que François Bayrou téléphone partout en France pour trouver 144 candidats à nous proposer. Il faut avoir une lecture réaliste de la santé militante du MoDem », conclut un autre. 

La liste des investitures doit encore être avalisée par le parti d’Emmanuel Macron ce samedi, sans pour autant que la séquence laborieuse des investitures de La République en marche soit close, 149 circonscriptions restant à pourvoir, laissées vacantes dans l’hypothèse du débauchage de plusieurs personnalités de droite.

Louis Nadau avec AFP 0

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